Hérault Tribune

Montpellier : les forces de l’ordre se préparent à la journée de grève du 18 septembre  

À l’appel de huit syndicats, une grande journée de grève et de manifestations se tiendra jeudi 18 septembre à Montpellier. Après les mobilisations du 10 septembre, la préfecture annonce un dispositif policier “aussi important voire plus” pour encadrer le cortège et limiter les débordements.

par Thea Ollivier

Publié le 17 septembre 2025 à 10h12 · Modifié le 6 janvier 2026 à 22h52

Policiers nationaux à Montpellier. © T.O / Hérault Tribune

Une grosse journée de grève est attendue le jeudi 18 septembre, à l’appel de huit syndicats pour s’indigner des “sacrifices pour le monde du travail” dans le budget du gouvernement et appeler, entre autres, à “une augmentation des salaires, l’abrogation de la réforme des retraite et le financement des services publics sur tout le territoire”. 

À peine plus d’une semaine après les manifestations du mouvement protéiforme “Bloquons tout”, qui avait mobilisé 6 000 manifestants et qui s’étaient soldées par l’interpellation de 27 personnes, la manifestation risque d’être encore plus massive et les forces de l'ordre se préparent.

D’Albert 1er à la place de la Comédie 

Contrairement à la semaine précédente où il n’y avait pas d’organisateur centralisé, la mobilisation du 18 septembre est déclarée par une intersyndicale. En amont, le préfet de l’Hérault, François-Xavier Lauch, assure avoir reçu le mardi 16 septembre au matin les syndicats pour “partager ensemble un parcours et une organisation afin que ça se passe bien, dans la tradition républicaine”.  Une réunion dont il a salué “le caractère très constructif de l'intersyndicale avec à sa tête la CGT”. 

Le parcours arrêté à Montpellier ira d’Albert 1er à la place de la Comédie. “Je vais rester dans une logique de sanctuarisation de l'Écusson pour protéger les commerçants”, indique le préfet sans vouloir donner plus de détails.  

Des moyens “importants comme la dernière fois, voire plus” 

Le 10 septembre, 750 policiers et gendarmes avaient été déployés dans le département. Mais pour le moment, M. Lauch refuse de donner plus de précisions sur les moyens mobilisés le 18 septembre. Il glisse tout de même qu’ils seront “importants comme la dernière fois, voire plus”.  

Car les mouvements organisés par les syndicats “drainent plus de monde”. “On s'attend à la superposition de ce que les syndicats arriveront à mettre dans la rue, plus des gens qui viendront perturber.” 

Il ajoute tout de même qu’il s’attend à une mobilisation davantage montpelliéraine. “On est peut-être dans une logique de blocage du département qui est différente donc on ne se prépare pas tout à fait de la même manière”, explique le préfet. 

Ceux qui ne sont pas là pour manifester, “on les traitera comme tels” 

Alors qu’un homme a été légèrement blessé par un canon à eau et qu’un journaliste a été violenté par un policier le 10 septembre, le préfet de l’Hérault précise qu’une “police républicaine” agira sur le terrain.

J’ai été très choqué par les critiques qu'elle a reçues, à chaque fois à mauvais escient. J'étais en salle de commandement de la police toute la journée [du 10 septembre]. Ce que j'ai surtout vu, ce sont des gens qui invectivaient les policiers. Il suffit d'écouter le slogan "Acab" qui était vociféré par une partie des manifestants, 300 à 400 personnes qui étaient cagoulées et les jets sur les policiers. Ils sont très souvent restés stoïques, ils sont intervenus après des sommations. On va essayer, et j'en suis sûr qu'on va le faire, de garder ce même flegme le 18 septembre.”  

M. Lauch rappelle que les forces de l’ordre sont d’abord là “pour préserver le droit de manifester dans notre pays" mais que pour ceux “qui sont là pour faire autre chose, on les traitera comme tels”.