Des œufs cassés, un estomac de sanglier et de la cendre de poule... Ce sont les produits “végétaux et bio” qu’une vingtaine de militants de Coordination rurale de l’Hérault (CR34) ont déposé devant la permanence du député écologiste Jean-Louis Roumégas, de la 1ère circonscription de l’Hérault, le jeudi 17 juillet au soir à Montpellier. Avec en prime une banderole “CR34 Rien à péter”, en référence aux propos de Sandrine Rousseau.
"J'en ai rien à péter de la rentabilité agricole"
La députée écologiste avait déclaré le 11 juillet : “Je n’en ai rien à péter de la rentabilité agricole si elle se fait sur le dos de la biodiversité, de notre eau et de notre santé”, dans le cadre d’une interview avec Le Média après le vote de la loi Duplomb qui permet la réintroduction de certains pesticides controversés.
“Nous demandons des excuses de la part de Sandrine Rousseau”, explique Arnaud Poitrine, porte-parole de la CR34.
"Méprisés par les Écologistes"
“On en a marre de se faire taper dessus, de l’écologie punitive et d’être méprisés par les Écologistes”, continue le syndicaliste qui estime que la France a “l’agriculture la plus propre au niveau européen”.
“M. Roumégas continue à taper sur les pesticides sans connaître la définition. Il reste campé sur ses positions alors qu’il faudrait qu’il défende l’agriculture locale. Les exploitations bio meurent car elles n’ont pas de débouchées”, constate le viticulteur.
"À côté de la plaque sur la méthode et la cible"
Le député écologiste a été prévenu par la police des dégradations de son local le lendemain, vendredi 18 juillet au matin. “Je suis venu tout de suite et j’ai mis deux heures à nettoyer l’oeufs qui avait collé... j’ai été surpris de cette attaque”, témoigne M. Roumégas.
“Ils sont à côté de la plaque sur la méthode, car j’ai reçu déjà à deux reprises la Coordination rurale à ma permanence et ils peuvent venir me parler de leurs revendications plutôt que d’avoir ce comportement”, continue le député. “Et ils sont à côté de la plaque sur le fond car ils se trompent de cible : comme eux, on est contre les accords de libre-échange, on est pour imposer les mêmes normes sanitaires et environnementales aux produits importés comme aux produits locaux. On est pour les mesures protectrices des agriculteurs français.”
Selon lui, ce n’est pas “l’écologie punitive qui tue les agriculteurs”, mais plutôt “les libéraux”, “les bas prix” et “la concurrence mondiale qui fait qu’arrivent chez nous des produits moins chers que le prix coutant.” Jean-Louis Roumégas n’a pas prévu de porter plainte.





